Consolation à un ami

La Jérusalem céleste – Tapisserie de l’Apocalypse – Angers – XIVème siècle

Beati mortui in Domino morientes deinceps.
Dicit enim spiritus,
ut requescant a laboribus suis
et opera illorum sequuntur ipsos.

Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur.
Oui, dit l’esprit : que dès à présent
ils se reposent de leurs peines,
car leurs œuvres les suivent.

Elle viendra – 25 – Santé ! les gars

Regardez-vous dans la glace
Avec vos mines d’enterrement
Ne laissez pas vos grimaces
Gâcher mes derniers moments

Pleurez pour moi
Quand je s’rai plus là
Pleurez sans moi
Quand je s’rai plus là

Je n’ai jamais eu de patience
J’ai toujours tout fait trop tôt
J’aurais quand même pu attendre
Le jour du Beaujolais nouveau

Trinquez sans moi
Quand je s’rai plus là
Santé ! les gars
Quand je s’rai plus là

Ces imbéciles d’hirondelles
Vont vous faire du beau temps.
C’est pas facile, comme dit Brel,
De s’en mourir au printemps.

Chante sans moi
Quand je s’rai plus là
Chantez sans moi
Quand je s’rai plus là

Toi, la moitié de mon âme
Toi qui étais plus que tout
J’ prends les sentiers de cocagne
Ce soir, c’est la fin de nous

Envole-toi
Quand je s’rai plus là
Redeviens-toi
Quand je s’rai plus là

Ma vie s’en va
Elle me quitte
Remboursez j’ai rien compris
Mais j’ai un plan pour la suite
J’ vous prépare un paradis

Comptez sur moi
Quand je s’rai plus là
Je s’rai toujours là
Quand je s’rai plus là.

Fulgurances – LV – ‘Les portes’

René Magritte – « La victoire » 1939

Mais vieillir… ! – 32 – ‘Citations’

– À cent ans, l’être humain peut se passer de l’amour et de l’amitié. Les maux et la mort involontaire ne sont plus une menace pour lui. Il pratique un art quelconque, il s’adonne à la philosophie, aux mathématiques ou bien il joue aux échecs en solitaire. Quand il le veut, il se tue. Maître de sa vie, l’homme l’est aussi de sa mort.

– Il s’agit d’une citation ? lui demandai-je.

– Certainement. Il ne nous reste plus que des citations. Le langage est un système de citations.

Elle viendra – 24 – ‘ Instants ‘

Personne ne sait encore si tout ne vit que pour mourir ou ne meurt que pour revivre.

Borges a-t-il vraiment écrit ce poème inspiré par ses ultimes moments de vie ? Peut-être ! Ou peut-être pas !

Qu’importe ! Rien n’interdit d’imaginer notre vieux maître, si curieux, si sympathique, le dictant à un des étudiants qui remplissaient régulièrement auprès de lui – et avec délectation – la fonction de « lecteur ».

Tout invite à l’adopter celui qui, au même âge ou presque que l’auteur, trouve modestement à travers ses évocations un miroir où plonger son propre regard introspectif.

Si je pouvais de nouveau vivre ma vie,
dans la prochaine je tâcherais de commettre plus d’erreurs.
Je ne chercherais pas à être aussi méticuleux, je me relacherais plus.
Je serais plus bête que je ne l’ai été,
en fait je prendrais très peu de choses au sérieux.
Je mènerais une vie moins hygiénique.
Je courrais plus de risques,
je voyagerais plus,
je contemplerais plus de crépuscules,
j’escaladerais plus de montagnes, je nagerais dans plus de rivières.
J’irais dans plus de lieux où je ne suis jamais allé,
je mangerais plus de crèmes glacées et moins de fèves,
j’aurais plus de problèmes réels et moins d’imaginaires.

J’ai été, moi, l’une de ces personnes qui vivent sagement
et pleinement chaque minute de leur vie ;
bien sûr, j’ai eu des moments de joie.
Mais si je pouvais revenir en arrière, j’essaierais
de n’avoir que de bons moments.

Au cas où vous ne le sauriez pas, c’est de cela qu’est faite la vie,
seulement de moments ; ne laisse pas le présent t’échapper.

J’étais, moi, de ceux qui jamais
ne se déplacent sans un thermomètre,
un bol d’eau chaude,
un parapluie et un parachute ;
si je pouvais revivre ma vie, je voyagerais plus léger.

Si je pouvais revivre ma vie
je commencerais d’aller pieds nus au début
du printemps
et pieds nus je continuerais jusqu’au bout de l’automne.
Je ferais plus de tours de manège,
je contemplerais plus d’aurores,
et je jouerais avec plus d’enfants,
si j’avais encore une fois la vie devant moi.

Mais voyez-vous, j’ai 85 ans…
et je sais que je me meurs.

Elle viendra – 23 – Promenade

Elle viendra – 22 – ‘Joie’

Buste d’ange – Deuxième moitié du XIIIème siècle

Chevaucher, chevaucher…

Cornette par Horace Vernet – Rainer Maria Rilke 1875-1926
Rubens (détail)

Thomas Quasthoff (récitant)
Orchestre Philharmonique Tchèque
Semyon Bychkov (direction)

Elle viendra – 21 – ‘Quand elle viendra…’

Je ne vois pas de poète qui ait porté aussi loin le besoin fou d’amour, la souffrance, la barbarie, l’injustice, mais en même temps l’éblouissement devant la beauté de la vie. En premier lieu, je voudrais parler de la conscience du temps chez Milosz, le temps comme de l’éternité volée. 

Laurent Terzieff (1935-2010)

Quand elle viendra — fera-t-il gris ou vert dans ses yeux,
Vert ou gris dans le fleuve ?
L’heure sera nouvelle dans cet avenir si vieux,
Nouvelle, mais si peu neuve…
Vieilles heures où l’on a tout dit, tout vu, tout rêvé !
Je vous plains si vous le savez…

Il y aura de l’aujourd’hui et des bruits de la ville
Tout comme aujourd’hui et toujours — dures épreuves ! —
Et des odeurs, — selon la saison — de septembre ou d’avril
Et du ciel faux et des nuages dans le fleuve ;

Et des mots — selon le moment — gais ou sanglotants
Sous des cieux qui se réjouissent ou qui pleuvent,
Car nous aurons vécu et simulé, ah ! tant et tant,
Quand elle viendra avec ses yeux de pluie sur le fleuve.

Il y aura (voix de l’ennui, rire de l’impuissance)
Le vieux, le stérile, le sec moment présent,
Pulsation d’une éternité sœur du silence ;
Le moment présent, tout comme à présent.

Hier, il y a dix ans, aujourd’hui, dans un mois,
Horribles mots, pensées mortes, mais qu’importe.
Bois, dors, meurs, — il faut bien qu’on se sauve de soi
De telle ou d’autre sorte…

‘Ils sont morts à plusieurs…’

Nadia Tuéni ne cesse de renaître. Son œuvre qui dure et se prolonge sera de plus en plus écoutée, entendue. A travers les vibrations d’une voix qui exprime cruautés et splendeur, à travers la ferveur d’une parole qui creuse un chemin essentiel dans nos mémoires, elle demeure et demeurera présente : Je vis dans les mémoires qui fuient lucides un été incertain.

Andrée Chedid

Chaque histoire est l’histoire d’une seconde d’hésitation.

Nadia Tuéni

Nadia Tuéni (Liban 1935-1983)

Extrait de « Poèmes pour une histoire » (1972)

Musique : John Williams – Thème du film « La Liste de Schindler »

Ils sont morts à plusieurs
C’est à dire chacun seul
sur une même potence qu’on nomme territoire
leurs yeux argiles ou cendres emportent la montagne
en otage de vie.

Alors la nuit
la nuit jusqu’au matin
puis de nouveau la mort
et leur souffle dernier dépose dans l’espace la fin du mot.
Quatre soleils montent la garde pour empêcher
le temps d’inventer une histoire.

Ils sont morts à plusieurs
sans se toucher
sans fleur à l’oreille
sans faire exprès
une voix tombe : c’est le bruit du jour sur le pavé.

Crois-tu que la terre s’habitue à tourner ?
Pour plus de précision ils sont morts à plusieurs
par besoin de mourir
comme on ferme une porte lorsque le vent se lève
ou que la mer vous rentre par la bouche…

Alors
ils sont bien morts ensemble
c’est-à-dire chacun seul comme ils avaient vécu.

Résumé biographique publié sur 
'Perles d'Orphée' le 14/12/2012

Née au Liban d’un père diplomate et écrivain de religion druze et d’une mère française, Nadia Hamadé fréquente, jeune, à Beyrouth, les sœurs de Besançon puis la Mission laïque française. Son père, Mohamad Ali Hamadé,  devenu ambassadeur à Athènes, l’y inscrit au lycée français.

Se destinant à la profession d’avocat, elle arrête ses études de droit pour devenir, en 1954, Madame Tuéni. Son époux, Ghassan Tuéni, journaliste et député, occupera, entre 1977 et 1982 le poste d’ambassadeur du Liban à l’ONU. De ce mariage naîtront deux garçons et une fille, Nayla.

Frappée à l’âge de sept ans par un cancer fatal, Nayla meurt, laissant une irréparable cicatrice au cœur  de sa mère. Ce drame conduira Nadia à la création poétique ; en 1963 paraît « Les textes blonds », son premier pas dans l’univers de la poésie. Chaque vers porte l’empreinte de la douleur d’une mère.  Souffrance redoublée, Nadia sera elle-même victime d’un mal comparable à celui qui emporta Nayla.

Avec son second recueil, paru en 1965 aux Éditions Seghers, « L’Âge d’écume », Nadia trouve la reconnaissance du monde francophone.

La parution des « Poèmes pour une histoire » en 1972 lui apporte la consécration lorsque l’année suivante elle se voit décerner le prix de l’Académie Française. Elle obtiendra ensuite deux distinctions notables, décorée de l’ordre de la Pléiade et de l’ordre de la Francophonie et du dialogue des cultures.

Nadia Tueni trouve ses racines profondes dans cette terre du Liban, œil continuellement ouvert sur le Moyen-Orient déchiré. Cette terre c’est son lieu, un « Arrière-Pays », comme elle l’écrira, qui porte la marque du sacré. Elle lui consacrera en 1979 un recueil de poèmes, « Liban : 20 poèmes pour un amour ». Beyrouth, Saïda, Baalbeck, et tant d’autres régions y reçoivent l’infinie caresse de sa sensualité.

Et toujours, derrière ce style déferlant, en forme de vague, sans ponctuation, où le rythme occupe une place de premier plan, se faufilent, inéluctablement, la dualité de sa culture et la lourde nécessité de l’exil. (Nadia Tueni a aussi écrit des poèmes en arabe).

En 1982, paraît « Archives sentimentales d’une guerre au Liban », et en 1984, aux Editions Belfond, le recueil posthume, « La terre arrêtée ».

Son cancer aura triomphé d’elle en 1983.

Elle viendra – 20 – Absurde et beauté

En souvenir du très douloureux 31 décembre 1979
A la mémoire de mon père 

[…] De même et pour tous les jours d’une vie sans éclat, le temps nous porte. Mais un moment vient toujours où il faut le porter. Nous vivons sur l’avenir : « demain », « plus tard », « quand tu auras une situation », «avec l’âge tu comprendras ». Ces inconséquences sont admirables, car enfin il s’agit de mourir. Un jour vient pourtant et l’homme constate ou dit qu’il a trente ans. Il affirme ainsi sa jeunesse. Mais du même coup, il se situe par rapport au temps. Il y prend sa place. Il reconnaît qu’il est à un certain moment d’une courbe qu’il confesse devoir parcourir. Il appartient au temps et, à cette horreur qui le saisit, il y reconnaît son pire ennemi. Demain, il souhaitait demain, quand tout lui-même aurait dû s’y refuser. Cette révolte de la chair, c’est l’absurde.

Albert Camus – Le Mythe de Sisyphe –1942

La beauté comme une réponse à l’absurde...

Franz Schubert 1797-1828

« Der Tod und das Mädchen »
La jeune fille et la Mort

Quatuor à cordes en Ré mineur (D 810)
Transcription pour orchestre à cordes par Gustav Mahler

1. Allegro
2. Andante con moto
3. Scherzo – Allegro molto
4. Presto

Le 31 décembre,
il y a 45 ans,
"Elle" est venue... sans prévenir,
n'est restée qu'une poignée de secondes...
foudroyantes,
puis est repartie... avec mon père.

Sans musique ! 

Il l'aimait la musique.
Ce concert comme un caillou blanc sur sa tombe.

Elle viendra – 18 – ‘Nocturne’

1, Place Léon-Paul Fargue – Paris 6ème

Léon-Paul Fargue est fait pour traverser ingénument, protégé par son rêve mélancolique, les plus tumultueux événements.  (Jean Zay)

‘Nocturne’

Un long bras timbré d’or glisse du haut des arbres
Et commence à descendre et tinte dans les branches.
Les fleurs et les feuilles se pressent et s’entendent.
J’ai vu l’orvet glisser dans la douceur du soir.
Diane sur l’étang se penche et met son masque.
Un soulier de satin court dans la clairière
Comme un rappel du ciel qui réjouit l’horizon.
Les barques de la nuit sont prêtes à partir.
D’autres viendront s’asseoir sur la chaise de fer.
D’autres verront cela quand je ne serai plus.
La lumière oubliera ceux qui l’ont tant aimée.

Nul appel ne viendra rallumer nos visages.
Nul sanglot ne fera retentir notre amour.
Nos fenêtres seront éteintes.
Un couple d’étrangers longera la rue grise.
Les voix
D’autres voix chanteront, d’autres yeux pleureront
Dans une maison neuve.
Tout sera consommé, tout sera pardonné,
La peine sera fraîche et la forêt nouvelle,
Et peut-être qu’un jour, pour de nouveaux amis,
Dieu tiendra ce bonheur qu’il nous avait promis.

Léon-Paul Fargue 1876-1947 (Photo Man Ray)

 

in L’intransigeant du 18 juin 1932

‘Entre doute et ferveur’

Combien de fois aurai-je dit ou écrit, empruntant l’expression à mon cher Cioran, que j’étais poète par tous les vers que je n’avais jamais écrits ?
Combien de fois, l’âme bouleversée, aurai-je rêvé, le temps d’une lecture – et d’une relecture, pour faire durer et l’illusion et le plaisir –, être l’auteur des vers qui m’emportaient vers un ailleurs dont je ne supposais même pas l’existence ?
A l’heure même où je franchis une énième dizaine de mes années, me croyant enfin hors d’atteinte, je découvre la poésie de Colette Gibelin.
Qui au bout des ans resterait sourd à son exhortation ? 

Que faire maintenant ?
N’attends pas le soleil, invente-le
N’attends pas que la vie s’épanouisse
étreins-la

Fais simplement ta part de colibri
avec ténacité
Accueille en toi les lumières du silence
Continue le chemin
même si raboteux
Une source neuve jaillit à chacun de tes pas

Touché ! En plein coeur.

Entre doute et ferveur   (extrait)

Au-delà de la mer,
disais-tu,
quelles lumières ?
Vers quel destin de pierre et de sable
tourner des visages creusés
par la brûlure d’exister ?
Le vent tournoie.
Le vent fait vibrer l’impossible,
violon pour la soif,
jungle verte dans l’ocre désert.

Au-delà, je répète au-delà,
pour savourer le mot dans ses contours d’eau pure,
Au-delà,
c’est déjà dire le grand saut dans l’aube libre
aux senteurs d’oasis.
Et le rêve revient
s’accroche comme lierre
aspire la sève
pour la pulpe à venir
Toujours, la pulpe est à venir.
Demain sera de menthe et de jasmin
Demain peut-être ?

La mer, franchir la mer,
la mémoire et l’exil.
Le jour palpite comme une île,
minuscule cœur de l’immensité.

Depuis longtemps les grands oiseaux ont pris le large,
aile sauvage et magnifique envol.
Atteindront-ils l’Eldorado
qui danse, feu follet,
danse dans le regard chargé de tant de brume
et se perd au lointain ?

Au-delà de la mer
comme un mirage à l’infini,
cette terre brûlée
en attente de pluie.
Interminable combat des vivants
pour que s’installe une clarté vivace.
Lancinante espérance.

Dans l’ombre de tes yeux
j’ai vu passer tous les instants du vivre,
noires blessures, éclats du soleil,
chemins d’herbes et de poussière,
Et tu rayonnais malgré la détresse.

Si la mort est au bout du chemin,
qu’elle soit l’estuaire
où la rivière abandonne ses boues
pour entrer, nue, dans l’océan.

Au-delà des mers, disais-tu,
Quelles sources nouvelles ?

Colette Gibelin

Elle viendra – 17 – Attraper la fumée

Paul_CézanneL’Estaque et le Château d’If

Le regret de la Terre

Un jour quand nous dirons : “c’était le temps du soleil,
Vous souvenez- vous, il éclairait la moindre famille,
Et aussi bien la femme âgée que la jeune fille étonnée,
Il savait donner leur couleur aux objets dès qu’il se posait.
Il suivait le cheval coureur et s’arrêtait avec lui,
C’était le temps inoubliable où nous étions sur la Terre,
Où cela faisait du bruit de faire tomber quelque chose,
Nous regardions alentour avec nos yeux connaisseurs,
Nos oreilles comprenaient toutes les nuances de l’air
Et lorsque le pas de l’ami s’avançait nous le savions,
Nous ramassions aussi bien une fleur qu’un caillou poli.
Le temps où nous ne pouvions attraper la fumée,
Ah ! c’est tout ce que nos mains sauraient saisir maintenant”.

Jules Supervielle 1884-1960

 

 in Les amis inconnus – Gallimard (1934)

Elle viendra – 16 – Falstaff is dead !

William Walton 1902-1983

 

 

La mort de Falstaff (Passacaille)

Musique composée en 1944 pour le film Henry V réalisé par l’immense interprète de Shakespeare, Sir Laurence Olivier.

 

Le thème de la passacaille commence alors que la caméra quitte la rue sombre et pénètre par la fenêtre dans une chambre d’auberge faiblement éclairée par la flamme d’une bougie. Dans le lit un vieil homme se meurt, Falstaff, ce héros comique inoubliable, mangeur et buveur à l’excès, roublard, vantard, poltron et lâche, à la mauvaise foi maladive, et pourtant si attachant. Dans un dernier sursaut le caricatural chevalier entend, le coeur brisé, la voix de son ancien et cher compagnon de frasques, le Prince Hal devenu Roi, s’apprêtant à conquérir la France, lui asséner mille reproches.

Mais au cinéma quand les personnages parlent, fussent-ils mourants ou absents, la musique s’efface. Et la belle passacaille que Walton avait composée pour accompagner la scène serait restée à jamais attachée à la pellicule, si le compositeur n’avait pas autorisé que deux pièces musicales dont celle-ci fussent extraites de la bande originale pour constituer la suite orchestrale Henry V.  – Walton qui considérait que toute musique de film trouvant son utilité hors des images n’aurait pas satisfait à sa vocation.
Tout le monde peut se tromper !

La Mort de Falstaff (passacaille)

London Philharmonic Orchestra
Direction : Léonard Slatkine