
An acre of grass
Picture and book remain,
An acre of green grass
For air and exercise,
Now strength of body goes;
Midnight, an old house
Where nothing stirs but a mouse.
My temptation is quiet.
Here at life’s end
Neither loose imagination,
Nor the mill of the mind
Consuming its rag and bone,
Can make the truth known.
Grant me an old man’s frenzy,
Myself must I remake
Till I am Timon and Lear
Or that William Blake
Who beat upon the wall
Till Truth obeyed his call;
A mind Michael Angelo knew
That can pierce the clouds,
Or inspired by frenzy
Shake the dead in their shrouds;
Forgotten else by mankind,
An old man’s eagle mind.
1936
Un acre d’herbe verte
Restent image et livre,
Un acre d’herbe verte
Pour l’air et l’exercice,
A présent que m’abandonne la force du corps ;
Minuit, une vieille maison
Où rien ne bouge qu’une souris.
Nulle tentation.
Ici à la fin de la vie
Ni l’imagination débridée,
Ni le moulin de l’esprit
Qui ronge sa guenille et son os,
Ne peuvent me révéler la vérité.
Accordez-moi une folie de vieil homme,
Que je puisse me refaire
Et devienne à mon tour Timon et Lear
Ou ce William Blake
Qui frappait sur le mur
Jusqu’à ce que la Vérité réponde à ses coups ;
Un esprit hérité de Michel Ange
Qui sache transpercer les nuages,
Ou dans sa folie
Secouer les morts dans leurs linceuls ;
Oublié sinon par les hommes,
L’esprit d’aigle d’un vieil homme.


















