Impossible ? Possible !

Les contes de fées c’est comme ça.  Un matin on se réveille. On dit : « ce n’était qu’un conte de fées ». On sourit de soi. Mais au fond on ne sourit guère. On sait bien que les contes de fées c’est la seule vérité de la vie.

Saint-Exupéry – Lettres à l’inconnue

CENDRILLON
– Ma chère Fée, tu pourrais tout changer. Tu pourrais faire que tout arrive.

FÉE
– Non, mais tu pourrais tout changer. Tu pourrais faire que tout arrive.

« Possible » : mot étendard pour ma nouvelle année.
Et si les fées décident d’intervenir, je promets… d’accepter leur aide !

Pour commencer, je reçois bien volontiers celles qui en « boostent » le démarrage :

Marie Oppert et Nathalie Dessay : enregistrement d’ « Impossible / It’s possible », air célèbre extrait de la comédie musicale « Cinderella », de Rodgers and Hammerstein, qui enchanta les téléspectateurs américains en 1957, avant d’être reprise sur les scènes de théâtre.

GODMOTHER
Impossible
For a plain yellow pumpkin
To become a golden carriage!

Impossible
For a plain country bumpkin
And a prince to join in marriage,

And four white mice
Will never be four white horses
Such fol-de-rol and fiddledy dee dee
Of course is
Impossible!

But the world is full of zanies and fools
Who don’t believe in sensible rules
And won’t believe what sensible people say,

And because these daft and dewy-eyed dopes
Keep building up impossible hopes
Impossible things are happenning every day!

Impossible!

CINDERELLA
Impossible!

GODMOTHER
Impossible!

CINDERELLA
Impossible!

ELLA
Impossible!

CINDERELLA
Impossible!

CINDERELLA & GODMOTHER
Impossible!

CINDERELLA
But if you want now my fairy godmother,
Then anything is possible, right?

GODMOTHER
I suppose so…

CINDERELLA
You could change it all. You could make it all happen.

GODMOTHER
No, but you could change it. You could make it all happen.

CINDERELLA
Never. I couldn’t.

GODMOTHER
You’re right. It’s all so…

Impossible
For a plain yellow pumpkin
To become a golden carriage

Impossible
For a plain country bumpkin
And a prince to join in marriage,

And four white mice
Will never be four white horses –
Such fol-de-rol and fiddledy dee
Of course is
Impossible!

CINDERELLA
But the world is full of zanies and fools
Who don’t believe in sensible rules
And won’t believe what sensible people say,

CINDERELLA & GODMOTHER
And because these daft and dewy-eyed dopes
Keep building up impossible hopes
Impossible things are happ’ning every day!

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

CINDERELLA
It’s possible
For a plain yellow pumpkin
To become a golden carriage!

It’s possible
For a plain country bumpkin
And a prince to join in marriage,

[….]

It’s possible!

Brûler encore…

Don Quichotte (musée 1 iconographique de Don Q)

Brûler, brûler encore, sous les brandons de la passion… Même, et surtout, à braises descendantes, lorsque déjà grises du temps qui fuit elles ne réchauffent plus le cœur que des quelques fumées attiédies montant encore des gloires consumées.

Même alors, quand subrepticement l’ombre frileuse des souvenirs glisse, frissonnante et prémonitoire, le long de son échine engourdie, il ne désarme pas, l’ingénieux hidalgo. Point de relâche pour cet impénitent rêveur, poursuiveur obstiné des chimères, « fait de tripes, d’humeurs, tenaillé par des faims et des désirs inassouvissables »* .

La mort seule demeure le terme du combat pour ce chevalier de l’impossible, voyageur immobile, regard rivé sur son but, intransigeance désespérée d’une unique ambition : l’inaccessible étoile.

*Gilles Deleuze

Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d’une possible fièvre
Partir où personne ne part

Aimer jusqu’à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D’atteindre l’inaccessible étoile

Telle est ma quête,
Suivre l’étoile
Peu m’importent mes chances
Peu m’importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l’or d’un mot d’amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon cœur serait tranquille
Et les villes s’éclabousseraient de bleu
Parce qu’un malheureux

Brûle encore, bien qu’ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s’en écarteler
Pour atteindre l’inaccessible étoile.