‘Calling me home’

— It’s a good day to die !

Old Lodge Skins (Chef Cheyenne)
In « Little Big Man » (film de Arthur Penn – 1970)

Certaines personnes savent si bien puiser dans une tradition et une émotion, et si profondément, que leurs compositions qui en sont inspirées semblent avoir existé de toute éternité.

Rhiannon Giddens à propos d’Alice Gerrard, légende de la « folk music » et compositrice (en 2002) de « Calling me home » 

« … Mais toute âme a un chant », affirme le poète.

Qui en douterait frissonnant encore aux accents d’éternité de cette complainte du dernier voyage venue du folklore américain à travers la voix envoûtante de Rhiannon Giddens ?

Un vieil ami était allongé sur son lit de mort
J’ai posé ma main sur sa maigre poitrine
Et, pendant que je me penchais, dans un souffle il murmura :
Oh, ils m’appellent à la maison,
Ils m’appellent à la maison.

Mon temps est venu de partir.
Je sais que tu aimerais me voir rester,
Mais mes amis d’hier me manquent.
Oh, ils m’appellent à la maison,
Ils m’appellent à la maison.

Je sais que tu te souviendras de moi quand je serai parti.
Souviens-toi de mes histoires, chante encor mes chansons,
Je les laisserai sur Terre, douces empreintes d’or.
Oh, ils m’appellent à la maison,
Ils m’appellent à la maison.

Alors, amis, rassemblez-vous et dites-moi adieu.
Mon corps est enchainé mais mon âme peut voler.
Ma petite lumière brille déjà dans le ciel.
Oh, ils m’appellent à la maison,
Ils m’appellent à la maison.

Mon temps est venu d’embarquer.
Je sais que tu voudrais me voir rester.
Mais mes amis d’hier me manquent.
Oh, ils m’appellent à la maison,
Ils m’appellent à la maison.

Bis ! Pour faire durer le plaisir du voyage…
Pour rester encore un peu en vol !

Mais en « live » !

Affair On Eighth Avenue

How long can a moment like this belong to someone ?

8th-avenue-chelsea-manhattan-new-york-city-bokeh-hd-wallpaperVielle histoire, intemporelle et si banale, que cette « aventure sur la 8ème Avenue » à Manhattan ! Celle de l’éternelle rencontre : un homme, une femme, des doigts qui s’entrelacent « comme rubans de lumière », l’intense émotion réciproque d’un amour partagé d’où s’échappent des rêves fous et audacieux que la réalité s’empresse de dissiper, la persistance troublante d’un parfum, la caresse d’une chevelure défaite, des « pourquoi » sans réponses, un souffle de mélancolie… Et puis, un brin de poésie, une guitare pour escorter la nostalgie, et la voix, de loin venue, qui toujours se souvient…

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