
Chacun de mes masques scintillants se ferme sur la réalité comme la paupière d’un fauve nacré. Vous n’y voyez que du bleu. J’empale votre vertige au fond des marais glauques de la foule crépusculaire dont je m’approprie les balancements hagards. Les gestes déclinent sans doute ainsi que le col des cygnes sur la houille de leur œil stupide. Vous voudriez ne pas vous en souvenir.
Mais en écartant, même très délicatement, les écailles du rêve, ne se heurte-t-on pas toujours à un banc de crocodiles alanguis sur les berges du temps.

« Les écureuils de l’orage » (1974)
in ‘Ombre pour ombre‘
Gallimard – Collection blanche (2004)
Annie Le Brun 1942-2024

J’ai acheté le recueil paru peu de temps avant sa mort chez Gallimard…
J’aime être déroutée par les images et j’y trouve grand plaisir!
Et c’est une orfèvre en la matière…
Je m’ennuie devant les poèmes sans métaphore…
Merci à toi.
Je t’embrasse.
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Pour les images surréalistes elle a reçu l’influence d’un maître en cet art, André Breton lui-même… La rencontre l’a profondément influencée.
Elle détient ce pouvoir de faire surgir du noir, qui la constitue pleinement jusqu’à « l’inhumain », les lumières des abîmes qui exercent sur elle une totale fascination.
Je t’embrasse !
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Merci pour le fragment de Le Brun! ✨❣️
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Merci à vous de m’avoir rejoint dans mon choix !
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