24 Préludes… à la méditation

Frédéric Chopin par Henri Lehmann – Paris avril 1847

J’ai qualifié les Préludes de remarquables. J’avoue que je me les figurais autres et traités comme ses Études, dans le grand style. C’est presque le contraire : ce sont des esquisses, des commencements d’études ou, si l’on veut, des ruines, des plumes d’aigle détachées de toutes les couleurs sauvagement agencées. Mais chaque morceau présente la carte de visite d’une fine écriture perlée : « de Frédéric Chopin » ; on le reconnaît à sa respiration haletante. Il est et demeure le plus pur esprit poétique du temps. Ce cahier contient aussi du morbide, du fiévreux, du repoussant. Que chacun y cherche ce qui lui convient et que le Philistin se tienne à l’écart.

Robert Schumann (1839)

Yuja Wang en récital à La Fenice de Venise le 3 avril 2017

—  Sur YouTube il est possible de faire une écoute sélective  —

Chaque note décisive n’est atteinte qu’on ne l’ait d’abord circonvenue, par une approche exquise qui la fait espérer et qui la laisse attendre. J’aime que ces premières mesures de découverte soient quelque peu hésitantes encore, et comme de qui n’ose oser, puis s’abandonne à cette effusion charmante où la surabondante joie se mêle à la mélancolie ; puis tout se fond dans la caresse pour un amoureux abandon.

André Gide – « Notes sur Chopin » (Prélude en sol bémol majeur) – L’Arche éditeur. Page 110 – [vidéo : 15’05]

Chacun d’eux prélude à une méditation ; ce ne sont rien moins que des morceaux de concert ; nulle part Chopin ne s’est montré plus intime. Chacun d’eux, ou presque (et certains sont extrêmement courts), crée une atmosphère particulière, pose un décor sentimental, puis,

s’éteint comme un oiseau se pose. Tout se tait.

Ibid – Pages 28-29

Décidément, le piano ne devrait pas quitter la chambre !

Une semaine plus tôt, le 27 mars 2017, Yuja donnait ce même récital dans la grande salle Pierre Boulez (2400 places)* de « La Philharmonie » à Paris. J’y étais, et installé à une place de premier choix (à en croire sa catégorie et son prix), réservée longtemps à l’avance. — Quand on aime...

Mais mon bonheur, hélas, ce soir-là, n’atteignit pas les sommets qui lui étaient promis : jamais, même du temps où, étudiant, les salles de concert ne m'ouvraient que leurs étages supérieurs, le piano ne m’était apparu aussi peu impressionnant, l'interprète aussi minuscule, ses doigts, pour ce que je pouvais en apercevoir, aussi petits ; quant aux expressions de son visage et aux mouvements de son corps... L'imagination n'est jamais aussi féconde que lorsque nous fermons les yeux. 
Jamais le son du piano, bien que l'acoustique ne manquât pas de qualité, ne m'avait semblé parvenir d’aussi loin jusqu’à mon fauteuil. Par chance, la salle était recueillie.
 
Le piano seul, nolens volens, est fait pour la « chambre », comme ses complices, le violon et le violoncelle d’ailleurs, quand ils choisissent d'être solitaires ; pas pour le « stade », fût-il construit à prix d’or par les plus qualifiés des architectes-acousticiens.
 
Et si les Préludes de Chopin sont au programme...! 
Confidents et intimes, ils appellent l'auditeur à une telle proximité avec le couple instrument/interprète que sortir ce tandem de son salon pourrait bien passer déjà pour une forme d'hérésie.
  
Pourquoi donc ne pas réserver plutôt ces grandes salles modernes aux tonitruances magnifiques des Carmina Burana, à la générosité mystique des chœurs brucknériens, ou encore aux infinités symphoniques d'un Beethoven emporté, l'espace leur convient si bien ? 

Alors merci au Teatro La Fenice qui a partagé cette vidéo sur la toile.

— "Musique restituée n'est pas musique vivante !" me dira alors, avec raison, une moue un rien dédaigneuse. 
.
— "Certes ! Mais... Plaisir restitué vaut autrement plus qu'attente déçue ou trompée !", lui répondra mon large sourire ému et satisfait !

* La Fenice : 1000 places

« Si vous voulez que j’aime encore… »

Représentez-vous une femme grande et sèche, le teint échauffé, le visage aigu, le nez pointu, voilà la figure de la belle Émilie, figure dont elle est si contente qu’elle n’épargne rien pour la faire valoir, frisures, pompons, pierreries, verreries, tout est à profusion, mais, comme elle veut être belle en dépit de la nature, et qu’elle veut être magnifique en dépit de sa fortune, elle est obligée pour se donner le superflu de se passer du nécessaire, comme chemises et autres bagatelles. Madame travaille avec tant de soin à paraître ce qu’elle n’est pas qu’on ne sait plus ce qu’elle est en effet ; ses défauts mêmes ne lui sont peut-être pas naturels, ils pourraient tenir à ses prétentions.

Madame du Deffand à propos de Madame du Châtelet citée par Jean Haechler in « Le Règne des Femmes – 1715-1793 » – Éditions Bernard Grasset P.130-131

Et, dans sa grande amabilité, Madame du Deffand de rajouter :

Elle est née avec assez d’esprit ; le désir d’en paraître davantage lui a fait préférer l’étude des sciences les plus abstraites aux connaissances les plus agréables : elle croit par cette singularité parvenir à une plus grande réputation et à une supériorité décidée sur toutes les femmes.

Émilie le Tonnelier de Breteuil, Marquise Du Châtelet-Lomont (1706-1749) – par Marianne Loir (Musée des B.A. Bordeaux)

Ses contemporains, et surtout ses contemporaines, ne l’ont pas ménagée. Leurs plumes, trempées dans le même acide que celui qui servit à la perfide Madame du Deffand pour rédiger les lignes qui précèdent, ont écharpé à l’envi cette pauvre Madame du Châtelet.

La jalousie à son égard trouvait aisément son socle : femme d’esprit, brillante en bien des domaines, issue d’une famille aisée, Émilie avait coutume de choisir les nombreux amants de sa jeunesse — avant sa rencontre avec Voltaire — parmi les personnalités les plus notables de l’époque. On ne prétendra pas, sur ce dernier point, qu’elle faisait véritablement figure d’exception. En revanche — et ses concurrentes ici se raréfiaient jusqu’à n’exister point — ses incontestables talents de physicienne et mathématicienne qui lui permirent, entre autres, de faire connaître Leibnitz et de traduire Newton, la plaçaient au rang des personnalités remarquables du monde scientifique de son temps ; il n’est pas rare que nos savants d’aujourd’hui la citent encore.

Tolérée par la bienveillance d’un mari souvent absent, sa longue et intense liaison avec Voltaire dont elle était à la fois la compagne, la maîtresse, la complice, et plus encore, a fait dire de leur histoire d’amour qu’elle était « la plus folle romance des Lumières ».

Portrait de Voltaire (1694-1778) – Musée Carnavalet – Atelier de Nicolas de Largillière

Tout en elle est noblesse, son attitude, ses goûts, le style de ses lettres, sa manière de parler, sa politesse… Sa conversation est agréable et intéressante.

Je n’ai pas perdu une maîtresse, mais la moitié de moi-même. Un esprit pour lequel le mien semblait avoir été fait.

Ces phrases extraites des correspondances de Voltaire à ses amis, la première, en 1734, au début de sa liaison avec Émilie du Châtelet, la seconde, en 1749, au décès de celle-ci, résument, de manière très lapidaire certes, mais significative, la teneur des quinze années de la très étroite relation, « studieuse et tendre », bien que parfois agitée, qu’ont entretenue au château de Cirey ces deux beaux esprits. Sur tous les plans, amoureux évidemment, mais aussi intellectuel, scientifique, philosophique ou spirituel, leur proximité atteignait à son comble.

Émilie du Châtelet par Quentin de La Tour

Avec le temps les sentiments se transforment. Les infirmités avaient fait de Voltaire un vieillard avant l’âge, et l’ancienneté de sa liaison avec « sa divine Émilie » avait érodé les ardeurs de son désir. Pareil changement n’échappe pas à la perspicacité d’une femme amoureuse. Pour Madame du Châtelet ce fut aussi une occasion de consigner ses analyses pertinentes sur l’évolution des sentiments, très inspirées par sa propre histoire, dans un petit essai intitulé « Discours sur le bonheur ». Quand la passion se mue en tendre amitié…

Et c’est par ce poème désormais célèbre, à la fois tendre envers Émilie et ironique à son propre égard, que Voltaire, en réponse à ses pages, avoua sa faiblesse… À moins que, complice clin d’oeil au malicieux sourire dont Houdon l’affubla à jamais, notre habile philosophe — qui polissonnait encore… — n’ait voulu offrir à celle dont il se disait modestement le « scribe », un élégant prétexte au crépuscule de sa passion.

À Madame du Châtelet

Si vous voulez que j’aime encore,
Rendez-moi l’âge des amours ;
Au crépuscule de mes jours
Rejoignez, s’il se peut, l’aurore.

Des beaux lieux où le dieu du vin
Avec l’Amour tient son empire,
Le Temps, qui me prend par la main,
M’avertit que je me retire.

De son inflexible rigueur
Tirons au moins quelque avantage.
Qui n’a pas l’esprit de son âge
De son âge a tout le malheur.

Laissons à la belle jeunesse
Ses folâtres emportements :
Nous ne vivons que deux moments ;
Qu’il en soit un pour la sagesse.

Quoi ! pour toujours vous me fuyez,
Tendresse, illusion, folie,
Dons du ciel, qui me consoliez
Des amertumes de la vie !

On meurt deux fois, je le vois bien :
Cesser d’aimer et d’être aimable,
C’est une mort insupportable ;
Cesser de vivre, ce n’est rien.

Ainsi je déplorais la perte
Des erreurs de mes premiers ans ;
Et mon âme, aux désirs ouverte,
Regrettait ses égarements.

Du ciel alors daignant descendre,
L’Amitié vint à mon secours ;
Elle était peut-être aussi tendre,
Mais moins vive que les Amours.

Touché de sa beauté nouvelle,
Et de sa lumière éclairé,
Je la suivis ; mais je pleurai
De ne pouvoir plus suivre qu’elle.

Voltaire – buste par Houdon

 

in Michel Delon, Anthologie de la poésie française du XVIIIe siècle, Paris, Poésie/Gallimard

Simplement ! Le chemin pour demain

La simplicité véritable allie la bonté à la beauté.

Platon – La République

La simplicité ! De combien de nos émotions est-elle la mère ?

Par exemple :

Une guitare qui déborde de souvenirs, des doigts que les ans ont décharnés, torturés d’avoir caresser tant de cordes, la voix, douce par-delà la fatigue, d’un vieil homme qui se retourne sur son histoire et chante simplement la nostalgique mélodie d’un Rimbaud de son siècle, compagnon de sa jeunesse, Bob Dylan : il n’en faut pas plus pour donner à nos larmes un goût de liberté.

Il est long le chemin pour demain !

John Winn, après avoir séduit avec sa guitare ses compagnons d'armes de l'US Army au milieu des années 1950, commence à New-York, en 1960, une encourageante carrière de chanteur "folk" dans les cafés branchés de Lower West Village qui lui vaut même de se produire sur les scènes célèbres du Carnegie Hall et du Town Hall.

C'est l'époque où il rencontre Bob Dylan avec qui il noue une belle relation amicale et professionnelle.

John raconte comment Bob composa alors cette chanson, "Tomorrow is a long time" :Très attristée par le départ, vraisemblablement sans retour, de son amie Suzy pour l'Italie, Dylan confie sa peine à John et lui annonce qu'il va aussitôt l'exprimer dans une chanson.
Qui aurait pu prévoir son succès planétaire et le nombre incalculable de ses reprises dont le temps n'a toujours pas arrêté le décompte ?
Tomorrow is a long time Demain est si loin
If today was not an endless highway,
If tonight was not a crooked trail,
If tomorrow wasn’t such a long time,
Then lonesome would mean nothing to you at all.
Yes, and only if my own true love was waitin’,
Yes, and if I could hear her heart a-softly poundin’,
Only if she was lyin’ by me,
Then I’d lie in my bed once again.
Si ce jour n’était pas une route infinie
Si ce soir n’était pas un sentier tortueux
Si demain n’était pas un jour si lointain,
Alors solitaire ne voudrait rien dire à tes yeux.
Oui, et seulement si ma bien-aimée attendait,
Si je pouvais entendre son cœur battre doucement,
Si elle était allongée là, à mes côtés,
Alors je pourrais me coucher à nouveau.
I can’t see my reflection in the waters,
I can’t speak the sounds that show no pain,
I can’t hear the echo of my footsteps,
Or can’t remember the sound of my own name.
Yes, and only if my own true love was waitin’,
Yes, and if I could hear her heart a-softly poundin’,
Only if she was lyin’ by me,
Then I’d lie in my bed once again.
Je ne peux voir mon reflet sur l’eau
Je ne peux émettre de son qui ne traduise de douleur
Je ne peux entendre mes pas résonner
Ni me souvenir du son de mon propre nom.
Oui, et seulement si ma bien-aimée attendait,
Si je pouvais entendre son cœur battre doucement,
Si elle était allongée là, à mes côtés,
Alors je pourrais me coucher à nouveau.
There’s beauty in the silver, singin’ river,
There’s beauty in the sunrise in the sky,
But none of these and nothing else can touch the beauty
That I remember in my true love’s eyes.
Yes, and only if my own true love was waitin’,
Yes, and if I could hear her heart a-softly poundin’,
Only if she was lyin’ by me,
Then I’d lie in my bed once again.
Il y a quelque chose de beau dans cette rivière d’argent qui chante,
Il y a quelque chose de beau dans le ciel quand le soleil se lève,
Mais rien de cela ni rien d’autre ne vaut la beauté
Qui émanait des yeux de ma bien-aimée.
Oui, seulement si ma bien-aimée attendait,
Si je pouvais entendre son cœur battre doucement,
Si elle était allongée là, à mes côtés,
Alors je pourrais me coucher à nouveau.

 Traduction de Valérie Charlez publiée sur le site bobdylan-fr.com

Dans le métro, changeons d’air !

L’ennui naquit un jour de l’uniformité.

Antoine Houdar de La Motte (1672-1731)

Mesdames et Messieurs les musiciens du métro,

# agréés ou « sauvages »,
# insupportables faiseurs de bruit qui ne connaissez et ne respectez qu’un son, celui de la pièce dans la sébile,
# ou véritables maestros, ignorés ou en devenir,
# joueurs de guimbarde, de komabue, de mandoloncelle ou autre accordéon gorgé de l’humidité des voyages lointains,
# aussi nombreux et différents que vous soyez, par vos origines, vos cultures musicales ou vos instruments de tous poils,

Chaque jour, tous autant que vous êtes, vous m’obligez à écouter les mille versions, plus ou moins heureuses, et sur tous les tons, de la superbe deuxième valse de la Suite Jazz N°2 de Chostakovitch, avec laquelle vous tenez absolument à accompagner mes voyages, croyant que sa mélodie reconnaissable entre toutes suffira seule à me convaincre de vous accorder mon aumône.

Mise à la mode, il y a près de vingt-cinq ans, par le succès d’un clip publicitaire vantant les vertus d’une compagnie d’assurances, cette valse, composée bien plus tôt par un musicien de génie, vous en avez fait — opportunité « marketing » plutôt que choix artistique — la signature universelle des musiciens de rue. Et, partant, vous ne cessez de la servir en boucle, mouvement perpétuel d’une ritournelle assurément aguicheuse, aux voyageurs aussi distraits que pressés, pièce unique parfois de votre répertoire.

Parce que j’aime la musique et que les musiciens me fascinent, j’écoute toujours vos interprétations, (vous ne me laissez aucun autre choix, en vérité), ravi parfois et agacé souvent — surtout quand un amplificateur nasillard relaie une boîte à rythmes mal bricolée — et toujours je demeure respectueux de votre détresse et attentif à votre talent, quand vous l’exprimez.

Mais, il en va de la musique comme de la gastronomie : le caviar c’est délicieux ! Tous les jours de l’année, et à dose massive, c’est trop ! Beaucoup trop ! Et quand, de surcroît, huit boîtes sur dix sont frelatées… ça devient nocif, indigeste, atroce, mortel. Il faut varier les plats, changer de régime !

Alors aujourd’hui, écoutez donc ma courte prière :

Changez d’air, par pitié !

Changez l’air de votre valse !

Échangez donc la valse de Chostakovitch contre la « Valse aux adieux » de Alfred Schnittke, compositeur russe, lui aussi, et dont la musique « polystylistique » difficilement classable, n’a pas échappé, à l’instar de celle de son grand aîné et modèle, à la critique politique.

Je ne sache pas que la publicité l’ait adoptée, et pourtant… Écoutez-la ! Cette valse débute par les sonorités gracieuses que laisserait entendre une boîte à musique dont on soulève à plaisir le couvercle pour admirer, le temps de quelques mesures, le tourbillon fragile d’une petite danseuse en porcelaine, allégorie de notre nostalgie. Puis, comme le ferait notre imagination, la mélodie, élargissant son mouvement, se déploie pour accompagner le pas tournant du biscuit devenu princesse, avant qu’au dernier temps de la valse le couvercle doucement ne se referme sur notre rêverie.

Apprêtez-vous à être bissés, trissés…!

Moi, je prépare déjà mes pièces de monnaie…

Alfred Schnittke (1934-1998)
Cette valse est extraite de la musique composée par Schnittke en 1976 pour le film d'un metteur en scène russe oublié, Alexandre Zarkhi : "Histoire d'un acteur inconnu".

2018 : Les premiers pas…

Excellente année à tous !!!

ƒƒƒƒƒ

Si, dans 365 jours, nous pouvons, les uns et les autres, employer à propos de notre année 2018 finissante, les mêmes qualificatifs que ceux que nous inspire cette charmante scène du célèbre ballet « Casse-Noisette », dansée avec autant de fraicheur que de talent par cette jeune ballerine, assurément graine de danseuse étoile, incarnant le personnage de la petite Masha – encore nommée Clara ou Maria, selon le pays d’où l’on vient – mes vœux d’aujourd’hui n’auront pas été vains.

Comme elle nous aurons :

Θ ressenti la paix et la légèreté heureuse de l’enfance ;

Θ  retrouvé la joie de nous émerveiller de la simplicité des choses pour mieux nous enivrer des beautés du monde ;

Θ  su faire jaillir de nous le talent et la grâce qui conduisent au succès nos projets les plus fous ;

Θ  dompté nos craintes et réveillé le courage et l’énergie qui triomphent des inévitables fâcheux ;

Θ  dédaigné avec humour ou espièglerie, pour mieux les écraser, les contrariétés qui parfois nous assaillent ;

Θ  et nourri, pour illuminer nos lendemains, les mille promesses flatteuses dont nous sommes porteurs.

Mais, à l’instar de ce bienveillant grand-père vis à vis de sa petite-fille, nous aura-t-il fallu, nous aussi, veiller assidument sur les premiers pas de notre nouvel an.

Puissions-nous tous caresser en 2018 le bonheur que nous méritons !