Flâner entre le rêve et le poème… Ouvrir la cage aux arpèges… Se noyer dans un mot… S'évaporer dans les ciels d'un tableau… Prendre plaisir ou parfois en souffrir… Sentir et ressentir… Et puis le dire – S'enivrer de beauté pour se forcer à croire !
Dix-huit incontournables figures d’anthologie du piano-jazz rassemblées pendant quelques minutes dans l’extraordinaire agilité des dix petits doigts d’une jeune pianiste coréenne, Jimin Park – nom d’artiste Jimindorothy -, diplômée du prestigieux Berklee College of Music de Boston.
De l’inoubliable Jelly Roll Morton (1890-1941), qui avait très modestement fait imprimer sur ses cartes de visite la mention « inventeur du jazz », à Mulgrew Miller (1955-2013), trop proche de nous sans doute pour avoir imprimé un sillon profond dans nos mémoires, en passant par les célèbres cascades virtuoses d’Art Tatum (1909-1956), le toucher délicat et les fines harmonies de Bill Evans (1929-1980) ou l’irrésistible swing d’Oscar Peterson (1925-2007), Jimindorothy rend ici hommage à ces magiciens du jazz et du clavier.
Plaisir trop court certes, mais belle invitation à d’heureuses soirées d’écoute… pour – idée d’ancêtre – faire goûter aux plus jeunes, qui mettraient un instant leurs portables en pause, les temps heureux de la T.S.F.
Les contes de fées c’est comme ça. Un matin on se réveille. On dit : « ce n’était qu’un conte de fées ». On sourit de soi. Mais au fond on ne sourit guère. On sait bien que les contes de fées c’est la seule vérité de la vie.
Saint-Exupéry – Lettres à l’inconnue
CENDRILLON
– Ma chère Fée, tu pourrais tout changer. Tu pourrais faire que tout arrive.
FÉE
– Non, mais tu pourrais tout changer. Tu pourrais faire que tout arrive.
∞
« Possible » : mot étendard pour ma nouvelle année.
Et si les fées décident d’intervenir, je promets… d’accepter leur aide !
Pour commencer, je reçois bien volontiers celles qui en « boostent » le démarrage :
Marie Oppert et Nathalie Dessay : enregistrement d’ « Impossible / It’s possible », air célèbre extrait de la comédie musicale « Cinderella », de Rodgers and Hammerstein, qui enchanta les téléspectateurs américains en 1957, avant d’être reprise sur les scènes de théâtre.
GODMOTHER Impossible For a plain yellow pumpkin To become a golden carriage!
Impossible For a plain country bumpkin And a prince to join in marriage,
And four white mice Will never be four white horses Such fol-de-rol and fiddledy dee dee Of course is Impossible!
But the world is full of zanies and fools Who don’t believe in sensible rules And won’t believe what sensible people say,
And because these daft and dewy-eyed dopes Keep building up impossible hopes Impossible things are happenning every day!
Impossible!
CINDERELLA Impossible!
GODMOTHER Impossible!
CINDERELLA Impossible!
ELLA Impossible!
CINDERELLA Impossible!
CINDERELLA & GODMOTHER Impossible!
CINDERELLA But if you want now my fairy godmother, Then anything is possible, right?
GODMOTHER I suppose so…
CINDERELLA You could change it all. You could make it all happen.
GODMOTHER No, but you could change it. You could make it all happen.
CINDERELLA Never. I couldn’t.
GODMOTHER You’re right. It’s all so…
Impossible For a plain yellow pumpkin To become a golden carriage
Impossible For a plain country bumpkin And a prince to join in marriage,
And four white mice Will never be four white horses – Such fol-de-rol and fiddledy dee Of course is Impossible!
CINDERELLA But the world is full of zanies and fools Who don’t believe in sensible rules And won’t believe what sensible people say,
CINDERELLA & GODMOTHER And because these daft and dewy-eyed dopes Keep building up impossible hopes Impossible things are happ’ning every day!