Vive la joie… de jouer !

Je suis le contrebandier,
Et j’ai l’art d’inspirer le respect.
Je sais défier n’importe qui,
Et je ne crains personne.
Alors, vive la joie, vive la joie !

Tu peux toujours chanter ton arrogance, beau baryton de contrebandier, sur l’air enjoué que t’a composé Robert Schumann dans un de ses légers Spanisches Liederspiel (Lieder sur des poèmes espagnols), auquel il a donné ton nom (« Der Kontrabandiste »). Mais n’oublie pas de courir vite si tu ne veux pas qu’au terme de ta fuite éperdue une superbe gendarmette, juchée sur ses escarpins aux diaboliques talons de quatorze centimètres, ne te rattrape du bout des doigts…

A moins que, comme moi, tu ne choisisses de te rendre…

Alors, vive la joie, vive la joie !

Vive la joie de jouer d’une jeune pianiste époustouflante, belle, sexy, provocante parfois, capable d’emballer tous les publics, prête à interpréter tous les répertoires avec le même bonheur, séduisant par son incroyable talent les plus grands chefs et leurs plus prestigieux orchestres à travers le monde.

Le Concert Hall de Lucerne en ébullition : Yuja n’a même pas eu le temps de retirer ses doigts du clavier, ils viennent à peine de plaquer les derniers accords du 3ème concerto de Prokofiev, après leur course déchainée entre les touches.

La Salle des Combins à Verbier, debout, étourdie du bonheur d’avoir lévité sur les dentelles d’une sonate de Scarlatti, et le Carnegie Hall de New York, envoûté par la caresse enchantée des harmonies du mouvement lent du deuxième concerto de Rachmaninov… Et le Symphony Hall de Guangzhou… Et la Philharmonie de Paris… Et le Roy Thomson Hall de Toronto… Et l’Hollywood Bowl de Los Angeles… Et… Et… Et toujours la généreuse magie du piano de Yuja Wang !

Deux mains : pour le clavier de Yuja, on a parfois l’impression que c’est même trop, mais pour nos applaudissements, à l’évidence, c’est terriblement insuffisant.

Mais pourquoi tant de mots quand les images racontent, quand la musique enchante…? Alors vive la joie de jouer de cette pianiste dont la modestie est au moins aussi grande que le talent !

Merci à Michel Venchiarutti qui a publié cet enthousiasmant montage vidéo à partir d’extraits de concerts de Yuja Wang, et qui en est peut-être le réalisateur.

Publié par

Lelius

La musique et la poésie : des voies vers les êtres... Un chemin vers soi !

3 réflexions au sujet de “Vive la joie… de jouer !”

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