La pluie… T’en souviens-tu ?

L’amour
Entre dedans douillet et dehors pluvieux
Entre instant de plaisir et tristesse annoncée
Entre les gouttes entre les larmes
Entre l’ivoire mélancolique d’un piano mouillé
Et l’encre nostalgique des mots blessés.
Le « blues »
Entre les vers de Francis Carco
Et les arpèges de Bill Evans.
La pluie… ?
Oui ! Je m’en souviens !

Andrei Krioutchenko (peintre de Paris)

Il pleut

À Éliane

Il pleut — c’est merveilleux. Je t’aime.
Nous resterons à la maison :
Rien ne nous plaît plus que nous-mêmes
Par ce temps d’arrière-saison.

Il pleut. Les taxis vont et viennent.
On voit rouler les autobus
Et les remorqueurs sur la Seine
Font un bruit… qu’on ne s’entend plus !

C’est merveilleux : il pleut. J’écoute
La pluie dont le crépitement
Heurte la vitre goutte à goutte…
Et tu me souris tendrement.

Je t’aime. Oh ! ce bruit d’eau qui pleure,
Qui sanglote comme un adieu.
Tu vas me quitter tout à l’heure :
On dirait qu’il pleut dans tes yeux.

Francis Carco (1886-1958)

Publié par

Lelius

La musique et la poésie : des voies vers les êtres... Un chemin vers soi !

9 réflexions au sujet de “La pluie… T’en souviens-tu ?”

    1. Merci chère Marie-Christine, mais en suis-je vraiment responsable ? Je n’interviens qu’après Carco, Bill Evans, le sympathique montage photo qui illustre sa musique et la très parisienne toile de ce peintre russe.
      Quand les ingrédients sont de qualité la salade est plus facile à composer et n’en est que meilleure.
      J’avoue n’avoir confié à personne le soin de faire le marché. 😉

      Aimé par 1 personne

        1. Il va me falloir désormais coiffer d’une toque de chef la « tête de caractère » qui me sert de gravatar… 😉 😉
          Merci encore de partager les émotions dont je me nourris !

          Aimé par 1 personne

    1. Bill Evans a joué avec les plus grands musiciens de jazz de son temps, c’est dire le nombre immense des enregistrements (officiels ou non) qu’il a laissés. Savez-vous qu’il a été le pianiste de cet album mythique du jazz, « Kind of blue », de Miles Davis qui était captivé par la sonorité de son jeu au piano ?
      Bill était imprégné de musique classique et revendiquait avec force les influences des plus importants compositeurs de l’histoire, à commencer par Bach, évidemment.
      Petit cadeau : cette vidéo que j’ai longtemps hésité à adjoindre à ce billet !

      Merci d’avoir apprécié !

      Aimé par 1 personne

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