Sérénades / 3 – Radieuse !

Erik Henningsen – Balade à bicyclette du matin (1907)

‘Radieuse’ !
Sans doute, s’il fallait n’en choisir qu’un, l’adjectif que l’on retiendrait instinctivement pour qualifier la « Sérénade pour cordes en mi bémol majeur, op. 6 » que composa le jeune et brillant élève de Dvorák, Josef Suk, en 1892.
Radieuse, comme la jeunesse pragoise de ce violoniste-compositeur prodige de 18 ans qui, cherchant à mettre ses pas dans les pas de son maître, sut trouver d’emblée un compromis convaincant entre maîtrise formelle et spontanéité expressive.
Radieuse, pour saluer à la fois la clarté mélodique de l’œuvre, sa chaleur expressive et cette énergie vitale, « solaire », qui émane de chaque mouvement.

Mais on aurait tout aussi volontiers pu choisir ‘printanière’ pour souligner la fraicheur qui parcourt la partition ; ‘aérienne’, en hommage à la sereine légèreté de l’écriture pour cordes ; ‘lumineuse’, pour illustrer la texture sonore transparente et chaleureuse du style de Suk.

Josef Suk – 1874-1935

– On rapporte que Dvorák lui-même aurait accueilli la pièce avec admiration, remarque d’autant plus notable que le jeune Suk n’avait pas caché avoir pris pour modèle la déjà très appréciée Sérénade pour cordes op. 22 écrite en 1875 par son illustre aîné, son maître et bientôt futur beau-père.

Enfin, et ce n’est pas le moindre de ses succès, la Sérénade Opus 6, lors de sa publication en 1895, aura reçu le prestigieux parrainage de Johannes Brahms, lui-même. Référence des plus précieuses, n’est-ce pas, pour une entrée dans la carrière !

1. Andante con moto
2. Allegro ma non troppo e grazioso
3. Adagio
4. Allegro giocoso, ma non troppo presto

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Lelius

La musique et la poésie : des voies vers les êtres... Un chemin vers soi !

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