Sourire de printemps

Chaque expérience de beauté, si brève dans le temps, tout en transcendant le temps, nous restitue chaque fois la fraîcheur du matin du monde.

François Cheng — « Cinq méditations sur la beauté »

Et si nous profitions de l’arrivée imminente du printemps pour échapper un instant à l’insipide ennui et au pessimiste patent de nos temps incertains et nous offrir une petite récréation. Joyeuse, colorée, fraîche et gracieuse… Pas moins !

Elle est si lumineuse notre Swanilda (Natalia Osipova). Et coquine aussi ! Son fiancé s’est épris de Coppélia, la dernière création du vieux Coppélius, fabriquant passionné d’automates qui espère toujours donner une âme à chacune de ses créatures. Jalouse, elle prendra la place de sa rivale mécanique afin de surprendre Frantz, son naïf bienaimé, venu faire sa cour à Coppelia qu’il croit bien vivante.

Tout se terminera dans la bonne humeur, par un mariage évidemment !

Pour l’heure, Swanilda danse quelques variations sur la célèbre valse composée par Léo Delibes pour le non moins célèbre ballet. Elle nargue de son charme et de sa grâce, Coppelia figée, et pour cause, dans l’infini de sa lecture…

Et si nous ne sommes pas pressés de retourner jouer, nous aussi, les automates figés devant la boucle perpétuelle et vaine des débats vulgaires et inutiles de nos politiques pendards et de nos journalistes charognards, nous n’hésiterons pas à rester pour le finale en fête de ce ballet.

Un feu d’artifice de fouettés, sauts, pirouettes et autres entrechats que les prodigieux virtuoses du Bolchoï, danseurs et danseuses, nous offrent avec une élégance rare et une sincère générosité — Ça nous change !

Un bonheur ! S’en priver serait un pêché !

Publié par

Lelius

La musique et la poésie : des voies vers les êtres... Un chemin vers soi !

8 réflexions au sujet de “Sourire de printemps”

    1. Bien que soit forte aujourd’hui, pour un modeste observateur posté depuis bien longtemps sur sa tour de guet, la tentation de généraliser, je n’aurais pas souhaité que mon propos se vautrât dans cette mode facile. Encore que, concernant les politiques… (Attention ! lieu commun.)
      La maladresse de mon expression – que, j’espère, vous me pardonnerez – ne devrait donc pas m’autoriser à mériter votre généreuse appréciation sur mon écriture.

      Merci d’être passée et de m’avoir offert votre sourire de printemps !

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        1. Je ne découvre votre réaction (que pourtant j’attendais) qu’à l’instant…
          Ouf ! Je craignais d’avoir loupé mon coup ! 😉

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  1. Pour ma part, je n’aurais pu mieux dire que « la boucle perpétuelle et vaine des débats vulgaires et inutiles de nos politiques pendards et de nos journalistes charognards » pour exprimer ce que je ressens actuellement devant la médiocrité du ballet, pas de deux entre politique-journalisme spectacle !

    Aimé par 1 personne

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